Le regard de celle qui a connu la terre, et toutes ses saisons
 

Adèle Godefroy, photographie l’âme de la terre, de l’humain en parcourant le monde sac a dos et soulier aux semelles de vent, façon Arthur Rimbaud. Seule responsable d’une moisson durable, la vie paysanne des Glaneuses (1857) de Jean-François Millet ou La Moissonneuse de Julien Duprès.

Regarder les images d’Adèle Godefroy, c'est parcourir le globe à la recherche de la terre promise, ou l’homme et la terre ne font plus qu’un, puis, le soleil, l’eau et le vent, qui nous donnent moisson, comme l’abeille.  Adèle butine la terre, à travers ses mots et ses images elle participe aux regards des autres a de nombreuses cultures et contribue à la qualité des récoltes : en Chine dans le train du sommeil, le parallèle d’un montant sur la gauche avec le reflex d’un l’homme qui baisse la tête face a elle et sur la droite les couchettes avec souliers, donne un exemple de voyage en communauté, elle aime l’être humain autant que sa terre natale au chemin labouré, a l’humus des sous-bois de chaleur organique.
Oui, Adèle a le mystère, de nous faire voyager, dans des paysage heureux et sains ou la nature reste présente comme nature et l’être humain dans l’éclat de sa splendeur, aux mains rugueuse du travail de la terre, sur lesquelles on peut lire des mots d’amour, des ligne de mains comme les rail d’un chemin de fer, la pensée de Rodin au milieu d’un champ de meule de foin, ou des enfants jouent joyeusement avec l’eau d’un Jaeger. Elle photographie d’estain comme l’animal qui sent si on lui veut du mal, ces reportages, sont des tranche de vie entre l’errance et la résurrection de ses voix de femmes tunisiennes.

Son site internet et à visionner sans modération uniquement pour la beauté et le respect de la terre qui nous nourrie, avec ses quatre saisons, un regard joyeux, sensible et juste.

Serge Assier, Marseille, dimanche 29 avril 2018.


 

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